Le déroulement des épreuves de l'examen des permis de conduire catégorie groupe lourd.
Les instructions pour l’organisation du déroulement des épreuves de l’examen du groupe lourd sont fixées par "l’annexe 1 de l'arrêté du 10 janvier 2013 modifiant l’arrêté du 23 avril 2012 fixant les modalités pratiques de l’examen du permis de conduire des catégories BE, C1, C1E, C, CE, D1, D1E, D et DE". Il est étendu sur plusieurs chapitres, il répertorie le déroulement général puis détaillé des épreuves en fonction des catégories de permis et des épreuves "hors circulation" et "en circulation", il détaille les conditions d’évaluation des candidats et les notations de chaque exercice.
Celui-ci a été modifié par "l'arrêté du 31 mars 2014 modifiant l’arrêté du 23 avril 2012 modifié fixant les modalités pratiques de l’examen du permis de conduire des catégories A1, A2 et A et l’arrêté du 23 avril 2012 modifié fixant les modalités pratiques de l’examen du permis de conduire des catégories BE, C1, C1E, C, CE, D1, D1E, D et DE", il a notamment remplacé les annexes de 6 à 8.
Les instructions suivantes tiennent compte des modifications apportées par l'arrêté cité précédemment.
Pour information, ce cours est reparti sur quatre pages selon les divers chapitres, comme ceci :
- Épreuve hors circulation générale : Les chapitres de I à III ainsi que le chapitre VII qui détaillent les moyens techniques, le déroulement général des épreuves "hors circulation", les modalités communes, les évaluations des épreuves et la transcription de l’évaluation.
- Épreuve hors circulation C1, C : Le chapitre IV qui détaille les modalités des catégories C1 et C, l'ordre chronologique des opérations ainsi que les évaluations et notations des exercices à effectuer.
- Épreuve hors circulation C1E, CE : Le chapitre V qui détaille les modalités des catégories C1E et CE, l'ordre chronologique des opérations ainsi que les évaluations et notations des exercices à effectuer.
―> Épreuve en circulation : Les chapitres de VIII à X qui détaillent les modalités pratiques de l’épreuve en circulation.
Comme sur les pages précédentes, j'ai essayé d'épurer au mieux en supprimant les textes ne concernant pas les catégories C1, C1E, C, CE ou en mettant en caractère gras les catégories concernées.
Extrait de l’annexe 1 de l'arrêté du 10 janvier 2013 modifiant l’arrêté du 23 avril 2012 fixant les modalités pratiques de l’examen du permis de conduire des catégories BE, C1, C1E, C, CE, D1, D1E, D et DE :
VIII. ― Modalités pratiques de l’épreuve en circulation
L’épreuve en circulation s’effectue avec un ou plusieurs candidats.
La possibilité d’emmener simultanément plusieurs candidats favorise en allongeant les distances la diversification des zones d’évaluation.
Cette opportunité doit être exploitée chaque fois que le nombre de candidats le permet et que le véhicule le permet.
Avant le départ, le candidat procédera à différentes opérations :
- présentation du chronotachygraphe :
- chronotachygraphe analogique : le candidat vérifie la compatibilité entre le disque et l’appareil de contrôle. Il renseigne le disque et le place correctement dans l’appareil ;
- chronotachygraphe numérique : le candidat indique à l’expert que, conformément à la réglementation, il est dispensé de carte. Il vérifie le jour indiqué sur l’appareil ;
- pour ces deux chronotachygraphes : il vérifie l’heure indiquée sur l’appareil ; il s’assure que l’appareil est sur la position “autres tâches” ; il indique également que l’appareil de contrôle est automatique et qu’il enregistrera les déplacements du véhicule dès les premiers tours de roues (position conduite) ;
- documents de bord : le candidat s’assure de la présence du porte-documents contenant les papiers de bord ;
- moteur et témoin de sécurité : le candidat démarre son véhicule, s’assure de l’absence d’anomalie, annonce les voyants restés allumés ;
- freinage :
- pneumatique : le candidat s’assure que la pression dans le système de frein est suffisante ;
- hydraulique : le candidat s’assure de l’extinction des voyants d’alerte liés au système de freinage, au besoin après avoir ôté le frein de parc.
Ces vérifications “avant départ” ne seront pas prises en compte pour l’évaluation de l’épreuve en circulation.
IX. ― Evaluation du comportement en circulation
IX-1. ― Généralités
Cette épreuve consiste à évaluer chez tout candidat :
- le respect des dispositions du code de la route ;
- sa connaissance du véhicule et sa capacité à déceler les défauts techniques les plus importants ;
- sa maîtrise des commandes et de la manipulation du véhicule pour ne pas créer de situations dangereuses ;
- sa capacité à assurer sa propre sécurité et celle des autres usagers sur tout type de route, à percevoir et à anticiper les dangers engendrés par la circulation et à agir de façon appropriée ;
- son degré d’autonomie dans la réalisation d’un trajet ;
- sa capacité à adopter un comportement courtois et prévenant envers les autres usagers, en particulier les plus vulnérables.
Cette évaluation est réalisée par l’expert dans les conditions ci-après définies. Lors de cette épreuve, l’expert est placé aux double commandes.
Pour les catégories C1, C, C1E, CE, D1, D, D1E et DE, le temps consacré au candidat est de 60 minutes et comprend :
- l’accueil du candidat et la vérification de son identité ;
- la présentation de l’épreuve par l’expert, individuellement ou collectivement selon le nombre de candidats présents dans le véhicule, en précisant que chacun devra, en sécurité et avec les précautions requises :
- réaliser un parcours empruntant des voies à caractère urbain, routier, autoroutier ou assimilé ;
- quitter un emplacement de stationnement, repartir après un arrêt et s’insérer dans le flot de circulation ;
- utiliser opportunément les rapports de la boîte de vitesses manuelle (selon équipement) ;
- utiliser opportunément les possibilités de la boîte de vitesses automatique ou assimilée (selon équipement) ;
- utiliser le ou les ralentisseurs dans des conditions normales (selon équipement) ;
- suivre un itinéraire ou se rendre vers une destination préalablement établie, en se guidant de manière autonome, pendant la durée indiquée ;
- appliquer les règles du code de la route, notamment les règles spécifiques aux gabarits et aux vitesses réglementées des véhicules lourds ;
- adapter son allure aux conditions de circulation, de gabarit et de signalisation ;
- adopter une allure normale avec le respect permanent de la sécurité du véhicule et des autres usagers ;
- adapter sa conduite dans un souci d’économie de carburant et de limitation de rejet de gaz à effet de serre ;
- faire preuve de courtoisie envers les autres usagers, et notamment les plus vulnérables ;
- les vérifications et dispositions préalables à la conduite du véhicule ;
- une phase de conduite effective d’une durée minimale de 45 minutes, dont environ 10 minutes de conduite autonome ;
- l’établissement du bilan des compétences.
IX-2. ― Parcours d’examen
L’épreuve pratique se déroule sur des itinéraires variés empruntant des parcours urbains, routiers et, si possible, autoroutiers ou assimilés.
L’expert s’attache, en fonction des possibilités de la zone d’évaluation, à placer le candidat dans le maximum de situations de conduite qu’un conducteur est susceptible de rencontrer en et hors agglomération. Il privilégie le passage successif d’une zone à l’autre et veille autant que possible à ménager une progressivité du niveau de difficulté.
a) Principes d’élaboration du parcours :
Le contenu et la durée doivent être en conformité avec les dispositions du présent arrêté.
Le parcours doit comporter une proportion globale d’un tiers en agglomération et deux tiers hors agglomération.
Le candidat doit être évalué dans des infrastructures routières et des situations de circulation suffisamment variées.
L’objectif est d’évaluer la capacité du candidat à déceler les changements de contextes de circulation et à adapter sa conduite en conséquence.
La construction du parcours ne doit pas être figée mais elle doit correspondre aux besoins d’évaluation des compétences du candidat, au fur et à mesure qu’elles sont restituées.
Le parcours comporte une phase guidée, durant laquelle l’expert utilise notamment les panneaux de signalisation, et une phase de conduite autonome.
b) Phase de conduite autonome :
Cette phase est mise en œuvre à l’initiative de l’expert et consiste à demander au candidat de suivre un itinéraire et/ ou de se diriger vers un lieu précis. L’expert annonce le début et la fin de cette phase au candidat.
Pendant l’exercice, qui peut être fractionné, l’expert n’indique plus les directions et laisse le candidat en situation d’autonomie.
L’itinéraire demandé doit être balisé par des panneaux visibles.
IX-3. ― Modalités d’évaluation
a) Principes généraux de l’évaluation :
Pour chacune de ces compétences, l’expert attribue une notation comprise entre 0 et 3, sauf pour la compétence “savoir s’installer et assurer la sécurité à bord” pour laquelle l’expert attribue une notation comprise entre 0 et 2.
Pour chaque compétence, l’expert prend en compte tant les actions bien réalisées que celles qui ne l’ont pas été.
A l’exception des compétences transversales, chacune est évaluée indépendamment des autres.
Pour évaluer les actions du candidat, il sera tenu compte du contexte de réalisation.
b) Définition des compétences :
Sur le bilan, les compétences sont organisées suivant le schéma analytique défini ci-après :
1. Un ensemble comprenant trois blocs et, pour chacun, des compétences à évaluer :
Connaître et maîtriser son véhicule :
Savoir s’installer et assurer la sécurité à bord :
Avant le départ, et à chaque fois que cela est nécessaire, le candidat procède aux différents réglages lui permettant d’avoir une bonne visibilité et d’atteindre toutes les commandes pour agir efficacement. Si nécessaire, il règle son siège, ses rétroviseurs, l’appui-tête et, lorsque l’installation le permet, le volant et la ceinture de sécurité. Il s’assure de la sécurité à bord en vérifiant notamment que tous les ouvrants sont bien fermés et que tous les passagers sont correctement ceinturés.
Connaître et utiliser les commandes :
Le candidat est capable d’utiliser les commandes de son véhicule dans toutes les situations : le volant ; la boîte de vitesses (le cas échéant) ; le ralentisseur (le cas échéant) ; le frein ; l’accélérateur ; l’embrayage (le cas échéant) et le frein de parking si le véhicule le permet. Il met en service les accessoires indispensables au maintien de la sécurité et des conditions de visibilité satisfaisantes.
Il connaît la signification des témoins d’alerte du tableau de bord. En circulation, il en tient compte et sait prendre les décisions qui s’imposent (avarie justifiant l’arrêt du véhicule, par exemple).
Appréhender la route :
Prendre l’information :
Le candidat observe son environnement et recherche les indices lui permettant d’évoluer sans être surpris et sans surprendre les autres usagers :
Vers l’avant et latéralement :
Le candidat recherche les indices proches et lointains situés dans le sens de la marche ou susceptibles de rencontrer sa trajectoire.
Il prend en compte les éléments mobiles (autres usagers), fixes (signalisation, configuration des lieux, etc.) et aléatoires (état du sol, conditions atmosphériques, etc.).
Vers l’arrière (rétroviseurs) :
Le conducteur vérifie régulièrement la présence éventuelle d’autres usagers.
Avant d’entreprendre une action et lorsque la situation l’exige, il prend ses informations à l’aide des rétroviseurs afin de s’assurer qu’il ne gênera pas ou ne surprendra pas un autre usager situé derrière lui.
Il est capable de prendre en compte les angles morts et les porte-à-faux.
Adapter son allure aux circonstances :
Tout en respectant les limitations de vitesse, le candidat est capable d’augmenter, de maintenir ou de réduire son allure en fonction de la configuration des lieux, du contexte de circulation et des conditions météorologiques.
Il ne doit pas rouler à une allure susceptible de causer une gêne ou un danger pour les autres usagers.
Appliquer la réglementation :
Le candidat applique les règles contenues dans le code de la route, qu’elles soient ou non matérialisées par la signalisation.
Le candidat se conforme aux limitations de vitesse en vigueur pour les élèves conducteurs (R. 413-5).
Partager la route avec les autres usagers :
Communiquer avec les autres usagers :
Le candidat indique ses intentions aux autres usagers et les avertit des dangers éventuels.
Il utilise les clignotants du véhicule à chaque fois que cela est nécessaire et au moment opportun ; il avertit les autres usagers d’un risque d’obstacle en utilisant les feux de détresse (s’il est le dernier d’une file ralentie ou arrêtée, s’il circule à une allure anormalement lente ou s’il est immobilisé sur la chaussée) ; dans certaines conditions de circulation (au crépuscule, par exemple), il peut être amené à utiliser l’avertissement lumineux (franchissement d’intersection, avant d’effectuer un dépassement, avant de franchir un sommet de côte ou avant d’aborder un virage) ; lorsqu’une situation particulière de danger le nécessite, le candidat utilise l’avertisseur sonore ; il s’assure que ses intentions sont comprises par les autres usagers avant d’agir.
Partager la chaussée :
Le candidat positionne son véhicule sur la chaussée en tenant compte de la réglementation, de l’infrastructure, de la configuration des lieux et des conditions de circulation.
Il sélectionne la voie la plus adaptée à sa progression et maintient sa trajectoire.
Maintenir des espaces de sécurité :
En toutes circonstances, le candidat maintient des intervalles de sécurité suffisants autour de son véhicule et tient particulièrement compte des usagers vulnérables. Il augmente cet intervalle lorsque la signalisation, les conditions climatiques ou la situation l’exigent.
Il est capable de moduler la distance de sécurité en fonction de sa vitesse et des conditions de circulation.
2. Un ensemble, autonomie-conscience du risque, dans lequel trois compétences transversales sont à évaluer :
Analyse des situations :
Le candidat est capable de comprendre les situations, d’anticiper leur évolution et de déceler les dangers potentiels qu’elles comportent. Il sait détecter, trier et classer les informations selon leur importance.
Adaptation aux situations :
Le candidat est capable de prendre et de mettre en œuvre les décisions adaptées à partir de l’analyse des situations.
Le cas échéant, il sait expliquer les raisons de ses choix.
Conduite autonome :
Le candidat est capable de conduire en suivant un itinéraire et/ ou en se rendant vers un endroit préalablement défini par l’expert.
Il recherche la signalisation et les indices utiles à son déplacement. Il détecte les changements de direction à réaliser et déclenche par lui-même l’enchaînement des actions de conduite.
Le candidat démontre ainsi sa capacité à se diriger seul dans la circulation tout en maintenant le niveau de ses compétences.
3. La courtoisie et la conduite économique et respectueuse de l’environnement :
Le candidat fait preuve d’une attitude préventive envers les autres usagers démontrant globalement sa capacité à faciliter la fluidité de la circulation et à contrôler ses réactions face à la pression exercée par les autres usagers, favorisant ainsi une conduite apaisée.
Le candidat est capable d’adapter sa conduite dans un souci d’économie de carburant et de limitation de rejet de gaz à effet de serre, il doit concilier cette conduite avec le maintien de la sécurité et les contraintes du trafic.
X. ― Transcription de l’évaluation
Le résultat de l’épreuve pratique découle du bilan chiffré de l’évaluation du niveau d’acquisition des compétences.
A l’issue de chaque examen, l’expert établit le recueil du bilan des compétences restituées par le candidat.
Le résultat de ce bilan est communiqué au candidat.
Il est également précisé au candidat si des constatations faites par l’expert à l’occasion de l’examen entraînent des réserves d’ordre médical ou administratif.
L’expert renseigne le niveau d’appréciation de chaque compétence à l’endroit prévu sur le recueil du bilan des compétences.
Les sous-totaux par compétence et le total chiffré du bilan des compétences sont renseignés, sauf si une erreur éliminatoire a été commise.
Par ailleurs, le bilan des compétences n’est établi que si l’examen a été mené à son terme.
La transcription a pour but de communiquer au candidat et à son formateur le bilan des compétences dressé à l’issue de l’épreuve pratique et de mettre en évidence les points nécessitant un complément de formation.
~~ Ce cours a été vu 39 fois ~~